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Après 3 ans de collaboration fructueuse, 6 explorations menées, près de 300 newsletters envoyées, 6 embarcadères publiés, des dizaines d’ateliers animés et 3 learning expeditions savamment menées, l'alliance de Ouishare et de Chronos au sein du Lab éponyme arrive à son terme. 

En 3 ans d’existence et de travail, nous avons :

  • investigué des sujets d’études passionnants, qui sont d’actualité aujourd’hui : digitalisation des services urbains et rôle de l’acteur public (avant l’introduction de la notion de “données d’intérêt général”), tiers-lieux dans les villes moyennes (bien avant l’AAP 2019), MaaS (bien avant qu’il n’apparaisse dans la LOM)…

  • réuni un grand nombre d’organisations et d’acteurs (praticiens, entrepreneurs, chercheurs, journalistes, élus, fonctionnaires et agents des collectivités) autour de ces sujets, dans des démarches de recherche-action ayant donné lieu à des prises de conscience, des expérimentations…

  • testé en continu des modes de collaboration entre deux entités aux pratiques et cultures différentes et pris le parti de l’open source. Nos travaux sont en accès libre sur le site web du Lab.

Mercredi 29 janvier, les complices du Lab et les équipes de Ouishare et Chronos se sont réunis pour faire le point sur, et célébrer, le travail accompli. Cette rencontre fut l'occasion de réfléchir aux modalités de collaboration inventées dans le cadre du Lab et aux enseignements retirés par les deux structures en termes d'intelligence collective.

 

Un grand merci aux partenaires ayant investi dans cette démarche ! 

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Le panel “Numérique : bouleversements et opportunités à tous les niveaux” animé par Chronos qui s’est tenu lors du Village des Initiatives FSE a été l’occasion de mettre en lumière un angle mort :  entre les métiers peu qualifiés détruits par l’automatisation et des emplois plus qualifiés (management, conception) opérant une mue numérique, subsistent des métiers peu qualifiés mais nécessitant une mobilisation d’outils numériques (planning numérisés et usage du GPS pour optimiser l'organisation et les déplacements dans les sociétés d'aide à domicile, introduction de robots destinés à gérer la logistique dans les PME industrielles, etc.).
 
Quel impact cette évolution aura-t-elle sur l’employabilité et les parcours professionnels ? Comment éviter qu’elle ne fragilise d’autant plus certaines trajectoires ? Autant d’interrogations dont se saisissent les organisations travaillant sur l’insertion professionnelle et l’emploi. Ces dernières sont alors amenées à repenser leurs méthodes. 
 
  • En quoi le numérique impacte le travail des ouvriers et employés ?  
Le panel rassemblé par la délégation générale à l'Emploi et à la Formation professionnelle (DGEFP) a démontré la diversité des impacts du numérique sur les métiers de premiers niveaux de qualification : nouveaux supports de planification et de communication, suppression ou simplification de tâches répétitives, les outils numériques peuvent améliorer ou re-valoriser certains emplois… à condition que les outils en question ne demandent pas un temps de prise en charge trop long ou ne pénalisent ceux pour qui la numérisation reste un réel obstacle. Ces évolutions interrogent les perspectives de ces travailleurs ne maîtrisant pas (ou pas encore) les interfaces numériques proposées par leurs employeurs. Comment éviter que cette transition ne se transforme en facteur d’exclusion ?
 
  • Comment faire du numérique un outil de valorisation du travail des salariés ? 
Face à ce constat, les acteurs de l’accompagnement vers l’emploi se voient investis de nouveaux types de missions, comme le déploiement d'un panel de formations qui répondent aux besoins de découverte et de maîtrise des outils numériques et donnent lieu au développement de méta-compétences (“apprendre à apprendre”) permettant de s’adapter à des outils évoluant rapidement. 
 
  • Quelles nouvelles exigences pour les acteurs accompagnant les personnes vers l’emploi ? 
Ces transformations forcent donc les acteurs de l’insertion professionnelle à se placer eux-aussi dans une posture d’apprentissage afin de prendre du recul sur leurs méthodes d’accompagnement et revoir leurs méthodes de travail. Les participants aux panels ont ainsi souligné la nécessité de se mettre en réseaux, communiquer davantage et co-construire de nouvelles méthodes, répondant au plus près aux besoins des publics qu’ils accompagnent. 
 
Cet article se base sur un panel qui s’est tenu lors du Village des Initiatives FSE, autour de Marième Diagne (France Stratégie), Guy Loudiere (Fédération des services à la personne et de proximité - FEDESAP),Caroline Mini (Fabrique de l’industrie) et Nadia Rahou (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail - Anact) et animé par Philippe Archias. Pour approfondir le sujet, nous vous invitons à consulter l’article de Regards (en page 12) produit par la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) à la suite du Village des initiatives FSE. 
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La Banque des Territoires, financeur, aux côtés de l’ANAH et d’Action Logement, du plan national Action Coeur de Ville a lancé un marché visant à renforcer l'expertise et l'ingénierie des collectivités ciblées par ce programme. Le groupement co-attributaire de ce marché, mené par Chronos et constitué de la Scet, Spallian, Parme Avocats et VraimentVraiment, a accompagné plusieurs collectivités souhaitant mettre le numérique au service de leur territoire


Un accompagnement au numérique basé sur l’analyse des usages et le renforcement des capacités des collectivités


Dans le cadre du plan national Action Coeur de Ville, la Banque des Territoires a lancé deux marchés à bon de commande successif, le premier “Action Coeur de Ville 1” à destination de 70 territoires présentant un besoin d’accompagnement méthodologique prioritaire, le second, “Action Coeur de Ville 2” à destination de l’ensemble des 222 territoires visés par ce plan. Pour ces deux marchés, notre groupement est co-attributaire du lot 10 qui porte spécifiquement sur le soutien à l’innovation et aux smart solutions. 


Comment développer la culture du numérique dans les territoires et sensibiliser à ses usages ? Comment renforcer l’ingénierie interne des collectivités pour concevoir et piloter des “smart” services urbains et consolider leur capacité d’arbitrage entre les diverses solutions numériques du marché ? Quelles modalités de gouvernance et de financement des smart solutions ?


Pour répondre à ces questions sur et avec les territoires accompagnés, le groupement s’appuie sur une approche “socio-technique”, centrée sur l’analyse des besoins et des usages préexistants à l’intervention. Cette approche donne la possibilité de construire avec le territoire la solution et l’accompagnement qui lui convient le mieux. Elle est actuellement déjà déployée par Chronos dans le cadre d’autres projets avec des villes moyennes, à l’instar de DataCités 2, programme de capacitation des collectivités vis-à-vis du numérique.


De la revitalisation commerciale à la mobilité, le numérique comme outil au service des centres-villes


A ce jour, six territoires ont fait ou font l’objet d’un accompagnement par Chronos, dans le champ de la mobilité, du stationnement ou de la redynamisation commerciale : 


Action Coeur de Ville 1 : 


  • Saint Laurent du Maroni, Guyane : étude de solutions numériques permettant d’engager un processus de formalisation des mobilités informelles. 
  • Fontenay-le-Comte, Vendée : benchmark de solutions numériques répondant aux divers enjeux de mobilité sur le territoire (intégration des offres de différents acteurs à l’échelle du bassin de vie, promotion des modes actifs et du covoiturage). 

Action Coeur de Ville 2 : 


  • Sarrebourg, Moselle : identification de smart solutions au service de la redynamisation commerciale (visibilité de l’offre, création de nouveaux services, animation commerciale en ligne).
  • Cavaillon, Vaucluse : identification de smart solutions au service de la mobilité et du stationnement en centre-ville.
  • Carprentras, Vaucluse : mise en cohérence des initiatives numériques portées par la ville et du projet Coeur de Ville.
  • Cambrai, Nord : étude sur les potentialités du numérique pour la redynamisation du centre-ville.
  • Saint Laurent du Maroni, Guyane : recommandations opérationnelles pour la formalisation de systèmes de mobilité informels. 
  • Enfin, nos partenaires de la Scet, en copilotage avec Chronos, ont réalisé une mission d’accompagnement de Saintes en Charente-Maritime. Cette mission avait pour objet de fédérer la communauté des acteurs du centre-ville et d'organiser leur collaboration sur le long-terme 

Quels enseignement tirer de ces démarches ? Sur quoi portent les demandes des villes moyennes ? Quelle est leur maturité sur le volet numérique et leur capacité à se saisir de ces enjeux ? Le travail engagé, ou à venir, avec ces collectivités accompagnées dans le cadre du programme Action Coeur de Ville est porteur d’enseignements riches, que nous détaillerons dans un prochain article, en les croisant avec d’autres projets menés par Chronos sur le numérique en villes moyennes (DataCités 2 par exemple).

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 En 2019, l'impact des plateformes de e-commerce sur l'emploi et le dynamisme économique des centres-villes a été au cœur de nombreux débats. Le point culminant étant sans doute la publication, en novembre, d'un rapport de Mounir Mahjoubi, député et ex-secrétaire d’Etat chargé du numérique, épinglant l’impact négatif d’Amazon sur l'emploi en France. Le rapport montrait que pour un emploi créé par la plateforme, 2,2 emplois étaient perdus dans les commerces physiques.

Pourtant, les plateformes (et leurs méthodes) peuvent se mettre au service du commerce présentiel. Le Bon Coin a ainsi financé cette année le déploiement du concours « Mon centre-ville a un incroyable commerce ». Lancé par Auxilia et Visionari, ce concours vise à redynamiser l’activité commerciale en centre-ville. Dix éditions ont été pour l’instant conduites, à Morlaix Brignoles, Valenciennes ou encore Aurillac. Elles ont rassemblé 130 porteurs de projet, accompagnés dans la maturation de leur idée de commerce. A la clé pour le lauréat de chaque édition : la possibilité de bénéficier de locaux gratuits pendant plusieurs mois.

La finale de ce concours, organisée au siège du Bon Coin le 14 décembre, avait pour objet la distinction de trois projets particulièrement engagés et innovants. Elle a été l'occasion d'une table ronde portant sur l’importance du numérique dans le développement d’un commerce dynamique et résilient, une idée que l'on retrouve dans le « Manifeste pour un commerce de centre-ville durable et résilient », signé par les dix maires engagés dans la démarche et soutenu par la Banque des Territoires. L’appropriation par les commerçants indépendants d’outils numériques y est présentée comme une opportunité de développer leur chiffre d'affaires et d’allier présence en ligne et au cœur des villes. 

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Ville écologique ou énergivore, démocratique ou totalitaire, sensible ou aseptisée... Comment saisir (et comprendre) la diversité des imaginaires de la Smart City ?

Dans cet article, publié dans la revue  Études digitales, Jean-François Lucas, Sociologue (PhD), ville numérique / Smart City chez Chronos,montre que les imaginaires de la Smart City sont certes façonnés par les images et discours qui accompagnent son déploiement, mais qu'ils sont parfois précédés par les usages. De plus, pour appréhender la diversité des imaginaires de la Smart City, il convient également de s'intéresser aux algorithmes qui structurent nos applications, encapsulent des représentations du monde et régissent nos pratiques quotidiennes.

Référence : article "Pour une fabrique des imaginaires de la Smart City" dans la revue  Études digitales, 2018 – 2, n° 6 Religiosité technologique, II (numéro dirigé par Pierre Musso).

 

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"Et si la data devenait – enfin - un bien commun au service de l’intérêt général, des villes et de leurs habitants ?"
Voici l'un des questionnements qui avait motivé le lancement de DataCités, étude du Lab Ouishare x Chronos sur les data services urbains, soutenue par 7 partenaires publics et privés (l'Ademe, Bouygues Construction, la Caisse des Dépôts, La Fabrique de la Cité, l'Institut de la Ville Durable, Rennes Métropole, Systra). 
A l'heure du démarrage de la saison 2 de DataCités, consacrée à l'expérimentation sur les territoires, Bertil de Fos, directeur général de Chronos, souligne les principaux enseignements de cette démarche collective et les perspectives à venir : accompagnement (financé par l'Ademe, la Banque des Territoires, le CGET, Bouygues Construction et Bouygues Energies et Services) de quatre villes petites et moyennes dans l'élaboration de leurs stratégies d'usage et de partage de la donnée, ateliers inter-territoriaux de partage de connaissances, animation d'une communauté d'acteurs autour de la donnée...
Retrouvez l'article Quel(s) modèle(s) pour la DataCité ? sur Le Mag l'Ademe & vous. 

"Et si la data devenait – enfin - un bien commun au service de l’intérêt général, des villes et de leurs habitants ?" Voici l'un des questionnements qui avait motivé le lancement de DataCités, étude du Lab Ouishare x Chronos sur les data services urbains, soutenue par 7 partenaires publics et privés (l'Ademe, Bouygues Construction, la Caisse des Dépôts, La Fabrique de la Cité, l'Institut de la Ville Durable, Rennes Métropole, Systra). 

 

A l'heure du démarrage de la saison 2 de DataCités, consacrée à l'expérimentation sur les territoires, Bertil de Fos, directeur général de Chronos, souligne les principaux enseignements de cette démarche collective et les perspectives à venir : accompagnement (financé par l'Ademe, la Banque des Territoires, le CGET, Bouygues Construction et Bouygues Energies et Services) de quatre villes petites et moyennes dans l'élaboration de leurs stratégies d'usage et de partage de la donnée, ateliers inter-territoriaux de partage de connaissances, animation d'une communauté d'acteurs autour de la donnée...

 

Retrouvez l'article Quel(s) modèle(s) pour la DataCité ? sur Le Mag l'Ademe & vous ou vous pouvez télécharger le PDF directement ici

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